Alors que la guerre au Moyen-Orient perturbe le transport aérien et bloque des milliers de voyageurs en correspondance, la question de la sécurité devient plus que jamais centrale pour les touristes. Plusieurs destinations apparaissent aujourd’hui comme des valeurs sûres pour voyager en 2026.
La guerre qui s’intensifie au Moyen-Orient ne bouleverse pas seulement l’équilibre géopolitique de la région : elle perturbe désormais fortement le transport aérien international. Entre fermetures d’espaces aériens, inquiétudes sécuritaires et décisions des compagnies, des milliers de voyageurs se retrouvent bloqués dans les aéroports, aussi bien au Moyen-Orient que dans le monde. Ces perturbations touchent particulièrement les passagers en correspondance : beaucoup de voyageurs en route vers l’Asie ou l’Afrique se retrouvent coincés lors d’escales dans les grands hubs européens ou du Golfe. Pendant les premiers jours de la guerre, 19 000 vols ont été annulés. Un nombre qui ne cesse de gonfler de jour en jour.
Les destinations du Moyen-Orient, habituellement très connectées au reste du monde, sont parmi les plus pénalisées. Des villes comme Tel-Aviv, Doha, Dubaï ou Riyad voient leur trafic réduit alors que plusieurs compagnies ont suspendu leurs liaisons. Parmi elles, figurent Ryanair, KLM, British Airways, Qatar Airways ou encore El Al, contraintes d’adapter leurs programmes de vols face aux risques liés au conflit. Les croisiéristes ont, eux aussi, stoppé certaines croisières aux abords de la région.
Les Pays-Bas : un pays sûr pour voyager
Si la situation est bien évidemment beaucoup plus préoccupante pour les populations locales, la guerre au Moyen-Orient rebat les cartes du voyage en 2026. De nombreux séjours prévus dans les prochains mois ont été annulés. Pour ceux qui s’apprêtaient à réserver leurs vacances, les pays envisagés sont remis en question, et la question sécuritaire est plus que jamais un facteur décisif dans le choix. Selon une étude d’Odoxa, 82% des français affirment que la sécurité joue un rôle important.
Chaque année, l’assureur Berkshire Hathaway Travel Protection publie un classement des pays les plus sûrs pour voyager. L’édition 2026, publiée fin 2025 avant la prise en compte des conflits, met pour autant largement en avant des destinations européennes, nord-américaines et d’Océanie. Ce classement repose sur les retours d’expérience de voyageurs ayant visité ces pays au cours des cinq dernières années, complétés par plusieurs indicateurs internationaux de sécurité. Les critères évaluent notamment la criminalité, les risques sanitaires, la stabilité politique et la sécurité pour différents profils de voyageurs.
En tête du classement, les Pays-Bas s’imposent comme la destination la plus sûre en 2026. Le pays a connu une progression spectaculaire, passant de la 14ème place l’année précédente à la première position. Les voyageurs soulignent la sécurité des villes, les bonnes infrastructures de santé et un environnement particulièrement accueillant pour tous les profils de visiteurs.
Australie, Autriche, Islande…
Juste derrière, l’Australie et l’Autriche complètent le podium. L’Australie bénéficie d’une grande stabilité politique et d’un niveau de criminalité relativement faible, tandis que l’Autriche s’appuie sur une forte réputation de sécurité et un niveau élevé de qualité de vie pour les voyageurs.
Le classement inclut également plusieurs destinations régulièrement considérées comme parmi les plus sûres au monde. L’Islande, malgré quelques risques naturels liés aux volcans, reste l’un des pays les plus paisibles selon les indicateurs internationaux. Le Canada et la Nouvelle-Zélande se distinguent par leur faible criminalité et leur stabilité institutionnelle. La Suisse, le Japon ou encore l’Irlande figurent aussi dans le top des destinations sûres grâce à leurs infrastructures modernes et leurs systèmes de sécurité efficaces.
La Belgique, le Portugal, la France, le Royaume-Uni et le Danemark sont aussi cités par Berkshire Hathaway Travel Protection.
Certaines de ces destinations peuvent toutefois impliquer des transits aériens par le Moyen-Orient, notamment pour les voyageurs se rendant en Australie, en Nouvelle-Zélande ou au Japon depuis l’Europe. Ces itinéraires passent souvent par les grands hubs internationaux du Golfe, même si des routes alternatives existent via l’Asie ou l’Amérique du Nord selon les compagnies. Il est donc nécessaire de réserver un vol avec une escale hors Moyen-Orient ou une liaison directe, et ce pour l’aller-retour.
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