“Michael” : le biopic événement qui retrace la naissance d’une légende

Ce 22 avril, le film d’Antoine Fuqua, Michael, sort dans les salles françaises. Cet opus très attendu retrace la première partie de vie de la superstar Michael Jackson, de son enfance à son explosion artistique en passant par les Jackson Five.

 

Michael s’impose immédiatement comme l’un des biopics musicaux les plus ambitieux de la décennie. Le film a été réalisé par Antoine Fuqua, connu pour avoir composé le polar Training Day (2001), la trilogie The Equalizer, le drama de boxe Southpaw et le western moderne The Magnificent Seven. Une filmographie marquée par l’intensité qu’il conserve dans le film Michael, sorti le 22 avril 2026, tout en y ajoutant une narration plus linéaire l’émotionnel et la musique prennent une belle part

 

D’une durée de 2h07 avec un scénario signé John Logan, ce film a un atout de taille : Jaafar Jackson dans la peau de Michael Jackson. Fils de Jermaine Jackson et neveu de l’idole internationale, le chanteur, danseur et acteur campe obtient ici son premier grand rôle. Malgré son peu d’expériences dans le cinéma et dans la musique, il a été choisi pour sa grande ressemblance avec Michael et son talent artistique presque inné, permettant de renforcer l’authenticité du projet.

 

A ses côtés, Colman Domingo (Rustin, Euphoria, Fear the Walking Dead…) joue Joe Jackson, le patriarche de la famille. Nia Long (Boyz n the Hood, The Best Man) interprète Katherine Jackson, la mère de Michael, tandis que Miles Teller (Whiplash, Top Gun: Maverick) campe John Branca, l’avocat du chanteur.

 

DR

 

 

De quoi parle le film ?

 

Michael adopte une structure classique de biopic en retraçant, de manière chronologique, l’ascension du jeune Michael Jackson. Le film s’ouvre sur son enfance à Gary, dans une famille où la musique est omniprésente, marquée par l’autorité stricte de son père. Il intègre ensuite la formation des Jackson Five,  avec de premiers succès chez le label Motown, avant d’abord une carrière solo, jusqu’à l’explosion artistique des années 70 et 80.

 

Antoine Fuqua adapte ici son style en misant sur le spectacle. Les performances musicales occupent une place centrale : chorégraphies précises, esthétique fidèle aux clips et montage dynamique donnent au film une dimension proche du concert filmé. Certaines séquences, inspirées de Billie Jean ou Thriller, deviennent des moments particulièrement marquants. La bande-son structure fortement le récit, faisant de la musique le cœur de l’expérience. Le film rappelle ainsi que Michael Jackson était avant tout un performeur exceptionnel.

 

DR

 

Son album, Thriller (1982), constitue un record absolu : il s’est écoulé à plus de 70 millions d’exemplaires dans le monde, ce qui en fait l’album le plus vendu de tous les temps. Il enchaîne ensuite avec Bad (1987), qui atteint environ 35 millions de ventes, puis Dangerous (1991), avec plus de 30 millions d’exemplaires.

 

Ses singles connaissent eux aussi un succès massif : Billie Jean, Beat It ou Black or White se classent numéro 1 dans de nombreux pays et se vendent à plusieurs millions d’unités chacun. Aux États-Unis, Bad établit un record avec 5 singles consécutifs numéro 1, une performance inédite à l’époque.

 

Au total, la carrière de Michael Jackson est estimée à plus de 400 millions de disques vendus dans le monde, tous formats confondus, ce qui le place parmi les artistes les plus vendus de l’histoire.

 

Loin des polémiques

 

Le récit du film s’arrête volontairement avant les périodes les plus controversées, privilégiant l’image d’un artiste en pleine ascension. À partir des années 1990, il a été accusé à plusieurs reprises d’abus sexuels sur mineurs, des accusations qui ont profondément marqué son image publique. 

 

Certaines affaires ont été réglées à l’amiable, tandis qu’un procès très médiatisé en 2005 s’est soldé par un acquittement. Après sa mort en 2009, le documentaire Leaving Neverland (2019) a ravivé le débat en donnant la parole à deux hommes l’accusant de faits survenus durant leur enfance. 

 

Ce choix oriente clairement le film vers une logique de célébration plutôt que d’analyse. Cependant, cette approche révèle aussi ses limites. La narration reste très classique et évite les aspects les plus sombres de la vie de l’artiste. L’absence de regard critique, liée en partie au contrôle de la succession Jackson, aboutit à un portrait maîtrisé mais incomplet.

 

Mais la mention “the story continues” permet d’imaginer, peut-être, une deuxième partie

 

Lire aussi : Quand Anna Wintour rencontre Miranda Priestly : la cover Vogue qui fait basculer la légende

 

Photo à la Une : DR

Luxus Magazine recommends

S’abonner pour recevoir Luxus Magazine

Luxus Magazine #14

Disponible maintenant !