Rooftops avec vue panoramique sur la ville, resorts spectaculaires au bord du fleuve Chao Phraya, temples bouddhistes, marchés sur l’eau, street food inoubliable, restaurants étoilés… Voici mes adresses préférées à Bangkok, les yeux grands ouverts et le cœur battant.
Il suffit d’un trajet en tuk-tuk dans la moiteur tropicale pour tomber sous le charme de Bangkok. On y vient pour quelques jours, on repart avec l’impression d’avoir vécu plusieurs vies en une seule.
C’est une ville de contrastes. Le luxe côtoie la ferveur spirituelle tandis que les gratte-ciel dialoguent avec les temples dorés. Après un massage thaï, on savoure un cocktail suspendu dans le ciel.
Bangkok est sensuelle, inventive, excessive. Elle est sur le podium des capitales les plus féeriques du monde. Elle ne cesse de se renouveler, s’enrichissant d’établissements spectaculaires. Le sourire et la gentillesse des Thaïlandais ajoutent grandement à la magie du séjour.
Séjourner au Four Seasons, « le deuxième meilleur hôtel du monde »
Le Four Seasons Bangkok à Chao Phraya River a été sacré « deuxième meilleur hôtel du monde » par The World’s 50 Best Hotels 2025. Pensé comme un resort balnéaire, art, gastronomie et bien-être dialoguent avec le Chao Phraya, le fleuve des Rois. C’est un havre de paix au cœur d’une capitale vibrante.
Inauguré en 2020 dans le quartier historique de Charoen Krung, en pleine renaissance créative, l’établissement a été imaginé par l’architecte belge Jean-Michel Gathy, figure majeure de l’hôtellerie contemporaine en Asie.
En quelques années, le Four Seasons s’est imposé comme l’un des épicentres chics de la capitale thaïlandaise. On y croise la scène créative locale, la jet-set internationale et des voyageurs avertis. L’espace aquatique, composé de trois grandes piscines et d’un jacuzzi face au fleuve, participe pleinement à l’illusion balnéaire. Calme et immensité.

Les papilles font le tour du monde. Le restaurant Yu Ting Yuan met à l’honneur la cuisine cantonaise. Palmier, élégante brasserie française, propose les classiques de la gastronomie tandis que Riva del Fiume régale de spécialités italiennes.
Le BKK Social Club, régulièrement classé parmi les meilleurs bars d’Asie, s’inspire de l’esprit vibrant de Mexico. Cocktails d’auteurs, bouchées mexicaines, rythmes latinos, lumière tamisée, banquettes profondes… Dès la tombée de la nuit, le « Tout Bangkok » vient s’y amuser.
La chambre double Premier avec vue sur le Chao Phraya est un cocon dont on sort presque à regret tant le confort est inouï. Mais le petit déjeuner, servi jusqu’à 10h30, vaut le réveil. À ne pas manquer !
Le prix d’une chambre double avec petit-déjeuner débute à partir de 450 euros.
Site web Four Seasons Bangkok : https://www.fourseasons.com/bangkok/
Explorer les quartiers contrastés de Bangkok
Dans cette ville immense, il faut choisir le bon moyen de transport. L’application Grab, l’équivalent d’Uber en Thaïlande (courses entre 3 et 10 euros) est ultra-pratique pour cela.
Les plus curieux testeront le BTS Skytrain (métro aérien) qui croise le MRT (métro souterrain). Pour rejoindre les quartiers historiques, prenez le Chao Phraya Express Boat. Et pour les trajets courts, montez dans un tuk-tuk, après avoir négocié le prix, bien sûr.
Direction le Creative District autour de Charoen Krung.
Eric Monteil, un guide français installé dans la capitale depuis 20 ans, pourra vous embarquer dans cette itinérance urbaine :
Email : [email protected]
Tél : +66 95810 3114
Depuis River City Bangkok, sorte de « Louvre des antiquaires », on découvre galeries d’art, concept stores et cafés branchés installés notamment dans d’anciens entrepôts portuaires réhabilités.
Placé dans l’ancienne Poste centrale, le Thailand Creative & Design Center mérite le détour, tout comme l’Ambassade de France avec ses grandes fresques et photos au mur.

Nous flânons à Talat Noi, charmant quartier vintage réputé pour son street art. La rue Song Wat, bordée de galeries et de cafés, réinvente le front de rivière historique. À la nuit tombante, cap sur Chinatown. Lampions rouges, néons et gargotes débordant sur la chaussée… C’est un joyeux chaos, bruyant et fascinant.

A l’Opium, une ancienne herboristerie transformée en bar tendance, les cocktails sont parfaitement dosés. Dans cette maison de 130 ans d’âge, le restaurant Potong (une étoile au Michelin), est dirigé par la cheffe surnommée « Pam », élue « Meilleure Femme Cheffe du Monde 2025 ».
Tôt le matin, direction le marché de Khlong Toei, puis embarquement sur un long-tail boat pour naviguer sur les khlongs. Ces canaux dévoilent une vie locale insoupçonnée : maisons en bois sur pilotis, temples en chantier, marché flottant, végétation luxuriante. Un autre Bangkok, plus intime, peuplé d’habitations modestes et de maraîchers.
Découvrir les temples, musées et maisons historiques
Le Musée national permet d’avoir une vision globale de l’art thaïlandais à travers les siècles. On aime le Bouddha en forme de Ganesh, la divinité hindouiste avec une tête d’éléphant.
Au Grand Palais, le Wat Phra Kaeo abrite le fameux Bouddha d’Émeraude. Une célébrité qui n’est pas en proportion avec sa taille.

Par le Chao Phraya Express Boat, on rejoint le temple Wat Arun, tout aussi fréquenté que le Wat Pho et son légendaire Bouddha couché. Il faut se frayer un passage parmi les Instagrameurs qui ont investi les lieux en tenues traditionnelles et se font photographier sous toutes les coutures.
Mon conseil : inutile de réserver vos billets à l’avance pour les temples. Vos épaules et genoux doivent être couverts. Sinon vous devrez acheter un sarong sur place… pas forcément à votre goût.

La Maison de Jim Thompson offre une parenthèse enchantée. Architecte et ancien agent de l’OSS (ancêtre de la CIA), Jim Thompson fit fortune avec la soie thaïlandaise avant de disparaître mystérieusement lors d’un trek en Malaisie en 1967. Parcourez les six maisons thaïes en teck, le jardin luxuriant, le musée et la boutique. Et craquez pour un foulard en soie au design aussi recherché que les foulards Hermès.
S’offrir un verre à la terrasse d’un rooftop et tutoyer les étoiles
C’est à Bangkok que nous avons découvert, au début des années 2010, la culture des rooftops. Depuis, cette mode s’est imposée un peu partout sur la planète. Mais ici, la verticalité est spectaculaire, presque théâtrale. Bangkok aime la démesure et nous avons plaisir à prendre de la hauteur.
Perché au 64ème étage de la State Tower, le Sky Bar est l’un des bars les plus hauts du monde. Les prix sont vertigineux, le panorama l’est tout autant. À l’heure dorée, le fleuve Chao Phraya se teinte de cuivre et les gratte-ciel s’embrasent lentement. Vu dans Very Bad Trip 2, le lieu attire les curieux.
Les places assises sont rares, sauf au restaurant, où le dress code chic est de rigueur. On joue le jeu ou l’on redescend par l’ascenseur avec les liftiers qui orchestrent le ballet continu des visiteurs.
Au Moon Bar, au 61ème étage du Banyan Tree Bangkok, l’entrée est payante, mais l’ascension vaut le détour. Avec une vue à 360 degrés sur la ville, on sirote un Vertigo Sunset composé d’ananas, canneberge, citron vert et Malibu. Délicieux. La nuit enveloppe délicatement la « Cité des Anges » tandis qu’une musique lounge flotte dans l’air chaud. On plane littéralement.

Pour ceux que les hauteurs intimident, l’Hôtel Muse propose une alternative originale. Son Speakeasy du 24e étage recrée l’ambiance des Années folles : décor théâtral, serveuses en robe Charleston, cocktails au décorum extravagant. Un bar qui ne se prend pas au sérieux, c’est ce qui fait son charme.
Envie de rester les pieds sur terre? Le Mandarin Oriental, fondé en 1876, demeure une institution. Prendre le thé dans ses salons ou un verre face au fleuve a quelque chose d’intemporel. Le Bamboo Bar reste l’une des meilleures scènes de jazz de la capitale. Anne-Sophie Pic préside à la destinée du restaurant Le Normandie auréolé de deux étoiles au Michelin.
Du Wok brûlant aux tables étoilées
La cuisine thaï est l’une des meilleures au monde à prix plancher. À Bangkok, la gastronomie est une fête permanente.
On goûte à la street food dans le quartier de Silom, à Thanon Convent, ou à n’importe quel coin de rue. Quelques tabourets en plastique, un wok brûlant, le sourire de la cuisinière… et l’on savoure des plats d’une justesse incroyable pour quelques euros.

Pour une expérience plus « patrimoniale », direction Le Local dans le quartier de Khlong Toei Nuea. Certaines recettes proviennent des archives de la cuisine royale thaï. Dans la grande salle à manger, on s’imprègne d’une ambiance coloniale sous l’œil attentionné des serveurs. Le curry jaune au crabe et feuilles de bétel dans le lait de coco est, sans exagérer, l’un des meilleurs que nous ayons goûté.

À deux pas du Four Seasons, Vanida, une grande maison blanche en bois, offre une pause authentique loin du flot touristique. Le Tom Yum Goong y est parfaitement équilibré. Et le riz gluant à la mangue, servi avec générosité, clôt le repas avec douceur.
Envie d’une parenthèse française ? Blue by Alain Ducasse, étoilé au Michelin, propose une cuisine raffinée à des tarifs plus accessibles qu’en France. Le Menu Découverte en cinq plats est une expérience élégante, parfaitement maîtrisée. Vue splendide sur le Chao Phraya en prime.

Du shopping ultra luxe aux trouvailles bohèmes
Ouvert en 2018, Iconsiam n’est pas qu’un centre commercial : c’est « The Place to Be » avec son spectacle permanent. Grandes terrasses, animations, restaurants étoilés, salles de cinéma, expositions… en font un lieu d’attraction irrésistible. Les grandes maisons de luxe (Dior, Gucci, Louis Vuitton…) sont regroupées sur plusieurs niveaux tandis qu’un food court de grande qualité propose de déguster les spécialités des différentes régions du pays. Chaque soir, un spectacle de sons et lumières illumine l’Iconsiam et le fleuve.

À l’opposé, le marché de Chatuchak, ouvert le week-end, est un joyeux labyrinthe. Antiquités, foulards en soie, vêtements, articles vintage, artisanat, plantes : tout y est exposé. Si vous avez un coup de cœur, achetez immédiatement car il vous sera difficile de retrouver le stand où vous êtes passé. La section 7 mérite le détour : elle regroupe de sympathiques artistes thaïlandais. On discute, on partage un thé. Un moment simple et authentique.
S’offrir un massage thaï et lâcher prise
Impossible de séjourner à Bangkok sans s’offrir un massage thaï. Dans les nombreux salons de la ville, on vous propose un massage aux huiles chaudes très relaxant. Mais nous préférons un massage thaï complet accompagné d’étirements inspirés de techniques de yoga passif. La praticienne mobilise tout son corps, parfois même elle monte sur la table pour exercer des pressions profondes. C’est tonique, libérateur. Il faut en faire la demande de manière explicite.
Chez Amazing Thai Relax Massage, dans le quartier de l’Iconsiam, Jeanny est une perle rare. Elle pratique le massage thaï complet.
Site web : https://amazingthairelaxmassage.com/
Tél : + 66 (0)2 052 3595
La mode actuelle est au Head Spa. Il s’agit d’un massage et soin du cuir chevelu se terminant par un brushing. Du doigté de la masseuse dépend la réussite de ce massage relaxant.
Hua Hin, une parenthèse iodée au sud de Bangkok
À trois heures de route de Bangkok, on accède à la station balnéaire de Hua Hin, lancée dans les années 1920 par le roi Rama VII. Bordées d’hôtels haut de gamme, les longues plages de sable blanc invitent à la détente.

Le Centara Grand Beach, un cinq étoiles aux allures coloniales, propose une formule astucieuse à la journée. On peut ainsi alterner entre mer et piscine, douche chaude, déjeuner en terrasse, et sieste sous un parasol.
Au coucher du soleil, une chevauchée sur la plage laisse des souvenirs presque cinématographiques. Puis l’on flâne au marché de nuit et l’on y déniche quelques babioles. Le lendemain, cap sur Sai Noi Beach, une plage plus sauvage, dominée par un grand Bouddha dont la silhouette émerge des arbres. Restaurant avec des tables en plastique, des nappes en papier et une cuisine savoureuse. En fin de journée, des masseuses accueillent les derniers clients. Ici, pas de mise en scène, juste la simplicité des Thaïs, chaleureux et spontanés.
À Prachuap Khiri Khan, petit port pittoresque, les maisons en bois centenaires et les étals de poissons composent un décor hors du temps. Peu de touristes. Beaucoup d’authenticité. On déguste coquilles Saint-Jacques, crabes et langoustes chez Kruakhun Toy Seafood pour une somme modique.
————————————-ET AUSSI A DECOUVRIR—————————————————–
- Monter au sommet de la tour MahaNakhon, qui ressemble à une image pixélisée en cours de construction, et siroter le cocktail « Sex on the cloud » au 78ème étage.
- Explorer le MOCA, le musée d’art contemporain qui regroupe sur cinq étages la fascinante collection d’un magnat thaïlandais.
- Se promener au Parc Lumphini et participer aux séances collectives de tai-chi ou de danse au coucher du soleil, puis assister à l’un des spectacles présentés.
- Gravir les quelque 300 marches du Mont d’Or pour admirer la vue à 360°sur le fleuve et la ville.
- Assister à un concert de jazz ou de blues au Saxophone Pub dans le quartier de Victory Monument.
- Flâner au marché aux fleurs de Pak Khlong Talat à minuit, et s’amuser à observer les transactions entre grossistes et détaillants.
- S’évader à Ayutthaya, l’ancienne capitale royale, et réserver une chambre à l’Hôtel Sala avec vue sur le fleuve. Magique !
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Photo à la Une : Le Moon bar au 61ème étage du Banyan Tree Hôtel. ©DR