Harold Parisot (Chinese Business Club) : success story et networking de haut niveau

Harold Parisot est le fondateur du Chinese Business Club, un club de networking d’affaires très privé, réunissant chaque mois des invités prestigieux. Harold Parisot nous explique comment il est devenu ce médiateur au carnet d’adresses si diversifié.

 

LuxusPlus : Quel a été votre parcours professionnel ? Y a-t-il eu des moments clé, qui ont contribué à votre succès actuel, et, si oui, comment avez-vous géré ces opportunités ?

 

Harold Parisot : Une fois obtenu mon diplôme de l’Essec Business School, je démarre mon parcours professionnel par une période de salariat interrompu par un déclic pour l’entrepreneuriat. Je négocie une rupture conventionnelle avec mon employeur et je décide de me lancer dans cette grande aventure du Chinese Business Club qui dure désormais depuis un peu plus de dix ans. L’impulsion du Club est donnée lorsque je parviens à accueillir l’actuel Président de la République, Emmanuel Macron, comme invité d’honneur en 2015. Un vrai coup de projecteur sur le Club qui facilite son positionnement premium. Je suis convaincu que les opportunités se présentent dès lors que l’on sait créer les conditions pour qu’elles arrivent. Je n’avais pas de réseau particulier pour être mis en relation avec Emmanuel Macron mais j’ai tenté un appel téléphonique au standard de son Ministère et j’ai ainsi ouvert une porte. Il me semble important d’évoquer trois principes essentiels dans l’entrepreneuriat : rester ouvert pour savoir saisir les opportunités aux bons moments, accepter d’entreprendre et de prendre des risques sans être sûr du résultat et, enfin, accepter de se tromper pour se former en apprenant de ses erreurs.

 

LP : Comment avez-vous construit votre réseau professionnel et comment cela vous a-t-il aidé à atteindre vos objectifs ?

 

H.P : Je n’ai jamais cessé de maintenir des relations avec mes anciens camarades de promotion rencontrés en école de commerce. Et j’ai appliqué cette approche avec mes anciens collègues de travail. J’ai vite eu conscience de l’importance du réseau « durable » car il est très facile de développer son carnet d’adresses mais la clé est de savoir l’entretenir. Le tissage d’un réseau professionnel dans le temps suppose quelques qualités personnelles comme l’empathie qui permet de témoigner un intérêt sincère aux autres et à leurs centres d’intérêts et surtout la patience, car construire un réseau est un travail long et continu. Ce carnet d’adresses ainsi construit est un énorme gain de temps dans le monde des affaires car il facilite les échanges très directs avec les décideurs. C’est un véritable accélérateur de business car il peut se démultiplier à l’infini pour peu que l’on y consacre le temps et l’énergie nécessaires. J’aime « réseauter » et il est bien connu que nos réussites sont étroitement liées au ressort du plaisir que l’on éprouve à exercer notre métier.

 

LP : Quels sont les conseils professionnels les plus importants que vous ayez reçus ?

 

H.P : Le meilleur conseil qui m’a été donné et que je partage volontiers réside dans la capacité de chacun à savoir provoquer sa chance. Je suis aujourd’hui persuadé que la chance se créée grâce à un travail soutenu et régulier. L’équation temps de travail et succès obtenus est presque mathématique. D’autres conseils m’ont également été très utiles pour conduire ce Club et le maintenir performant : considérer tous les jours qu’une réussite n’est pas forcément acquise, la nécessité de rester en prise direct avec les réalités et, le plus important, le maintien d’un vrai respect des autres en toutes circonstances, la prétention n’étant jamais une bonne conseillère dans les affaires. Les deux conseils que je peux à mon tour délivrer est, d’une part, l’importance de rester concentré sur son business et ses objectifs car il est très facile de se disperser et cela peut présenter un danger de dérive et, d’autre part, faire confiance à son bon sens pour rester fidèle à ses impératifs de rentabilité et à son business model.

 

 

LP : Comment avez-vous été amené à fonder le Chinese Business Club ?

 

H.P : Le Chinese Business Club a été fondé en 2012 à Paris grâce à des chinois qui recherchaient un « espace » de rencontre avec des dirigeants d’entreprises françaises. Je trouvais cette idée intéressante car répondant à un vrai besoin. Ce projet, je l’ai porté seul car mon entourage n’y croyait pas du tout. Je dois concéder que les trois premières années ont été difficiles. Désormais et depuis 2015, le Chinese Business Club a une vraie visibilité et il fonctionne bien comme en témoigne le haut niveau de satisfaction de ses membres qui restent très fidèles d’année en année. Neuf sociétés sur dix renouvellent chaque année leur adhésion. Concernant le profil des membres, jusqu’à la période Covid, le Club était franco-chinois. Depuis 2020, le Chinese Business Club est franco-français à 90% avec un nombre toujours plus important de start-up ces dernières années.

 

LP : Quelles sont les valeurs les plus importantes pour vous en tant qu’entrepreneur, et comment les mettez-vous en pratique dans votre travail quotidien ?

 

H.P : La transmission d’un savoir-faire est une valeur essentielle, en particulier en direction des plus jeunes. D’ailleurs, je donne une dimension très concrète à cela en ouvrant de plus en plus le Chinese Business Club aux jeunes entrepreneurs et chefs d’entreprise. Mon objectif est d’ouvrir, le plus tôt possible, à la nouvelle génération, un réseau puissant composé de business angels, investisseurs, ambassadeurs, sénateurs, députés, sportifs professionnels, dirigeants et journalistes. Ce carnet d’adresses, composé de décideurs, est une vraie mine d’or qu’il faut développer pour gagner en productivité. Une nouvelle fois, il faut voir le réseau comme un accélérateur de business.

 

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Photo à la Une : ©Stéphane de Bourgies

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