18, place Vendôme : voyage chez Coco Chanel

Note de l’éditeur : Cet article a été publié pour la première fois dans l’édition imprimée du numéro printemps-été 2022 du magazine Luxus+. Cliquez ici pour voir le numéro complet.

Au 18, place Vendôme, le flagship de Haute Joaillerie-Horlogerie Chanel fraîchement rénové vous invite à un voyage extraordinaire au cœur de l’histoire et de l’univers de Coco, mais aussi de l’art et de la Beauté. Et ce, dans un écrin éclatant en harmonies dorées, beiges, blanches et noires, installé sur la place la plus légitime qui soit pour la Joaillerie-Horlogerie.

 

L’hôtel particulier édifié en 1767, déjà occupé depuis 1997 par le premier magasin de Joaillerie-Horlogerie imaginé par Peter Marino, est repassé par la baguette magique du cé- lèbre architecte new-yorkais. Après un an de travaux, le résultat dévoilé le 18 mai dernier, éblouit par son usage sans retenue des matériaux les plus raffinés, ses œuvres d’art et son mobilier sélectionnés ou créés spécialement pour ce lieu hybride. Car en plus d’une “boutique-musée-galerie”, le 18, place Vendôme abrite aussi les studios de création et ateliers de joaillerie de la célèbre Maison.

 

© Chanel

 

Réinventée sur trois niveaux et sur une surface doublée à 1000 m2, découpés en salons, gages d’intimité, la boutique se veut d’abord un hommage vivant et contemporain à la célèbre créatrice. Laquelle habitait et travaillait tout près, à l’hôtel Ritz et la rue Cambon. Et qui fit preuve d’audace en associant bijoux fantaisie et pierres précieuses, dans sa seule collection de haute joaillerie en 1932.

 

© Chanel

Hommages à Coco

 

La décoration intérieure propose ainsi des clins d’œil appuyés à Coco Chanel. Dès l’entrée du magasin, les majestueux paravents ajourés en bronze martelé, cachant les vitrines qui ouvrent sur la place Vendôme ou ces murs habillés de laque noire ou de reliefs de tissage d’or, rappellent le 31 rue Cambon. Dans toute la boutique, les moquettes et les tapis évoquent les motifs du tweed si cher à la Maison. Tandis que le portrait de la créatrice réalisé en diamants, signé Vik Muniz, ou le collage de Peter Dayton, variations hypnotiques autour du camélia, fleur préférée de Coco, sont autant d’icônes en son honneur.

 

Galerie d’art

 

Côté mobilier, on peut aussi bien admirer des bureaux Louis XV qu’une console aérienne signée Delos & Ubiedo, une table en bronze blanc et en chêne brut noir de Jean-Luc Le Mounier, un banc d’Anthonioz, doré à la feuille, ou les tables basses, dites « Coffee Table », de Reda Amalou ou “Mica” d’Ingrid Donat. Le tout dans un cadre installant une impression de luxe, calme et volupté : escalier aux garde-corps transparents ornés de cabochons en cristal et de bronze doré, murs habillés de miroirs et tweed doré, rideaux de soie beige peinte à la main…

 

© Chanel

 

Les œuvres d’art renforcent la munificence du lieu. Que cela soit, entre autres merveilles, « Coco Chandelier », une sculpture contemporaine en acier argenté de Joel Morrison, créée spécialement pour la réouverture. Ou « La Borne », œuvre en bronze de Johan Creten de près de 3 mètres de haut, hommage figuratif à la colonne Vendôme, exposée dans un majestueux atrium aux murs dorés ; un « Wapiti » en bronze de François-Xavier Lalanne ou encore, éparpil- lées dans la boutique, des coffres et une paire de lampe en bronze signée Peter Marino. Trois fac-similés de Pablo Picasso décorent, eux, les murs d’un ascenseur.

 

Deux vases avec des bouquets de fleurs et lotus en bois doré de l’ère Meiji posés sur une console de bronze martelé vous accueillent au deuxième étage, dit “noble”. Ce dernier, dénué de vocation commerciale, tient encore plus de la galerie d’art-musée. Si le Grand Salon est réservé aux opérations privatisées, le public accède à des vitrines thématiques présentant des pièces « Patrimoine ». Au centre des regards, dans le vestibule, trône une installation perma- nente du collier N°5 orné d’un diamant de 55.55 carats, taillé sur mesure ! Cette exceptionnelle pièce de Haute Joaillerie de Chanel, se dévoile mystérieusement dans une vitrine « comme suspendu », à travers des murs miroirs.

 

Dans le grand Salon, réservé aux Happy Few, une impressionnante huile sur canevas de Nicolas de Staël des années 50, capte enfin l’attention.

 

Mais dans ce magnifique lieu, y’a-t-il encore des modèles à vendre ? Oui, mais les élégantes vitrines du rez-de-chaussée et premier étage qui présentent, ici et là, bijoux et montres se fondent tellement bien dans l’ensemble qu’on les prendrait pour les éléments d’une exposition…Sauf qu’il n’est pas interdit de les acheter.

 

 

 

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Photo à la Une : © Chanel

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