Orchestré fin novembre à Paris, le Bal des débutantes a réuni 19 jeunes femmes venues des quatre coins du monde et issues des plus hautes sphères. Retour sur l’un des rendez-vous les plus élégants de l’année.
Le Bal des Débutantes puiserait ses racines dans les traditions aristocratiques européennes du XVIIIème siècle, lorsque les jeunes filles étaient présentées à la cour avant leurs 18 ans afin de faire naître ou consolider des alliances familiales. Après une interruption, Ophélie Renouard a relancé l’événement en 1994 à Paris, modernisant la tradition avec un bal dansant et l’association de chaque débutante à une Maison de haute couture, tout en lui donnant une dimension internationale et caritative. L’année dernière, le mythique bal fêtait son trentième anniversaire au Shangri-La, Palace qui a accueilli l’édition 2025 le 29 novembre dernier.
Le Bal de la haute société
Les salons fastueux du palace parisien ont cette année encore été sublimés par l’un des événements les plus attendus du calendrier mondain. Le 31ème Bal des débutantes a rassemblé 19 jeunes femmes âgées de 17 à 21 ans, tous pays confondus : des héritières de dynasties anciennes, des descendantes de familles royales, ou des enfants de célébrités, y compris d’Hollywood. En bref, un petit cercle fermé de la haute société internationale.
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Annoncées par l’ambassadeur de l’Histoire française et animateur Stéphane Bern, ces nepo babies étaient accompagnées de leurs cavaliers. Après un délicat dîner, le Bal démarre par une séquence émotion avec une valse d’ouverture des débutantes avec leurs pères et continue par les danses des jeunes couples. L’occasion d’apercevoir des échanges complices et des rencontres presque stratégiques. En effet, outre la continuité de la tradition, le Bal des débutantes est un moment primordial pour souder les liens entre les familles et initier des connexions influentes.
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Pour autant, ce Bal n’est pas seulement un spectacle de mode et de prestige : il s’inscrit dans une démarche dans la plus pure tradition des Charity balls anglo-saxons (gala de bienfaisance en français). Les fonds récoltés au cours de la soirée étaient ainsi destinés à la recherche en cardiologie foeto‑adulte (ARCFA) et à un hôpital pédiatrique aux États-Unis. Raffinement obligatoire et générosité encouragée étaient donc de mise.
Qui étaient présentes ?
Comme le veut la tradition visant à faire rayonner un art de vivre raffiné et luxueux, les débutantes étaient parées des plus belles robes de Haute Couture. Elie Saab, Lanvin, Georges Hobeika, Schiaparelli, Christian Dior, Vera Wang… Les Maisons de mode les plus prestigieuses ont une fois de plus redoublé d’efforts pour illuminer les silhouettes des jeunes femmes. Bijoux, pierres précieuses, diadèmes, gants d’opéra et coiffures élégantes complétaient la panoplie. Du côté des sponsors de la soirée, on compte notamment la Maison de couture Carolina Herrera, le joaillier V Muse ou encore le salon de coiffure Jacques Dessange.
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Parmi les Maisons françaises, l’élégance parisienne a régné en maître. L’Américaine Bronwyn Vance, fille des acteurs Angela Basset et Courtney B. Vance, s’est distinguée en Stéphane Rolland Haute Couture, tandis qu’Alexandra Moxey, venue aussi des États-Unis, incarnait une allure moderne en Lanvin. Almudena Dailly de Orléans, espagnolo-française, avait choisi Christian Dior Haute Couture, et Reagan Sacks brillait dans un spectaculaire Schiaparelli Haute Couture réaffirmant l’audace artistique de la Maison.
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Les Maisons américaines ont, quant à elles, apporté une énergie transatlantique mêlant modernité, audace et sensualité. Petite-fille de la créatrice Carolina Herrera, Carolina B. Lansing a rendu hommage à l’élégance new-yorkaise dans une robe signée par le directeur artistique de la Maison Wes Gordon. La jeune femme a fait sensation dans une robe bustier à pois ornée d’un nœud volumineux sur la jupe, parée d’un collier ras-de-cou serti d’une fleur en diamants.

Ruby Kemper a adopté l’esthétique rock de Chrome Hearts. Sarah Bae, Américaine d’origine asiatique, a brillé dans la féminité structurée d’Oscar de la Renta, et Alice Wang a choisi la poésie minimaliste de Vera Wang. La baronne Isabelle von Perfall, Américaine issue de la noblesse bavaroise, s’est parée du romantisme sophistiqué de Monique Lhuillier. Enfin, la Suédoise Eliza Lindroth a opté pour l’avant-garde américaine de Rick Owens, apportant une note radicale au cortège.
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Une multitude d’autres Maisons ont habillé ces héritières de renom, composant un tableau d’influences variées et vibrantes. La Britannique Lady Araminta Spencer-Churchill, descendante de Sir Winston Churchill, a rayonné en Giorgio Armani Privé, tandis que Gabrielle Janssens de Balkany, franco-belge, petite-fille de la princesse Marie-Gabrielle de Savoie, fille du dernier roi d’Italie, portait Luisa Beccaria.
Eulalia de Orléans-Bourbon, Française et filleule du roi Juan Carlos d’Espagne, a choisi Tony Ward, tandis qu’Ella Wadia, Pakistano-indienne, était en Elie Saab Haute Couture. La Française Isabelle d’Orléans, descendante du duc d’Orléans et de l’ancien roi des Français Louis-Philippe, a resplendi en Antonio Grimaldi, et Eugénie de Hohenzollern, Allemande d’une maison princière, opté pour Natan. Eliza Lindroth, Suédoise, affichait l’avant-garde de Rick Owens, tandis que Joséphine Haas, Française, s’est tournée vers l’exubérance impériale de Guo Pei. Jillian Chan, sino-thaïe, est apparue en Georges Hobeika. La Grecque Eirini Zarifi a clôturé ce tour d’horizon en Deborah Milner. Le père de cette dernière, Leon Zarifi, n’est autre qu’un descendant de la prestigieuse famille de banquiers de Constantinople tandis que sa mère, Krystyna Zarifi, est issue de l’une des plus anciennes familles de transporteurs maritimes de Grèce.
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Photo à la Une : © Le Bal / Pascal Chevallier / Bestimage