Jim Carrey, le rire derrière le Mask

Vif moment d’émotion lors de la 51e cérémonie des Césars lorsque Jim Carrey a reçu un César d’honneur célébrant l’ensemble de sa carrière. De The Mask à The Truman Show, l’acteur canado-américain a montré toute sa palette de jeu, du comique potache au film d’auteur en passant par la comédie dramatique. 

 

Du rire aux larmes, en passant par l’introspection philosophique, Jim Carrey est capable de tout jouer, ce dont a témoigné la rétrospective de ses  plus de 40 ans de carrière présentée lors de la dernière cérémonie des César

 

Lauréat d’un César d’honneur, l’homme de 64 ans n’est pas seulement un acteur doublé d’un humoriste, il est également producteur de cinéma, scénariste et même peintre et sculpteur. 

 

Ces dernières années, l’artiste de The Mask s’est d’ailleurs éloigné d’Hollywood pour se consacrer à son travail de peintre. Sa dernière contribution au cinéma remonte à 2023 avec le film d’animation Sonic the Hedgehog 3. 

 

Standing ovation

 

Particulièrement attendu pour la cérémonie des Césars, Jim Carrey était sans conteste la star de la 51e édition des Césars. L’artiste canado-américain a marqué de son empreinte la soirée et cela a commencé dès l’ouverture de la cérémonie avec un tableau hommage à son rôle emblématique de Stanley Ipkiss/The Mask. L’acteur et maître de cérémonie Benjamin Lavernhe, de la Comédie Française, a ainsi recréé toute la chorégraphie de la scène de la boite de nuit Coco Bongo que l’acteur canado-américain avait interprété avec Cameron Diaz.

 

Les Césars ont aussi permis à Jim Carrey de rencontrer Emmanuel Curtil, son doubleur officiel français depuis plus de trente ans.

 

Mais c’est surtout son discours authentique, tout en sobriété, réalisé entièrement en français et sans fiche qui a touché la salle, parvenant à arracher quelques larmes. L’acteur est ainsi revenu sur ses origines françaises et malouines (Saint-Malo) remontant à ses sixièmes arrière-grand-père et  arrière-grand-oncle. Et l’acteur de rendre  ensuite hommage à l’homme le plus drôle qu’il ait rencontré, son propre père. 

 

Pas juste pour rire

 

Jim Carrey naît en 1964 à Newmarket (Ontario, Canada) d’un père, musicien de jazz et comptable et d’une mère au foyer. Adolescent, il tente de calmer ses angoisses en faisant rire ses camarades

 

Il rejoint la scène stand-up à la fin des années 1970. Ces quelques succès d’estime le convainc de quitter son Canada natal pour s’installer à 19 ans à Los Angeles, aux Etats-Unis, avec seulement 1000 dollars en poche (équivalent de 3500 dollars aujourd’hui). Fraîchement débarqué à Hollywood, il débute au Comedy Store de Mitzi Shore avant de faire ses débuts sur le petit écran avec notamment l’émission In Living Color

 

Intégré à l’émission Saturday Night Live, il est invité en 1983 à participer au talk show de Johnny Carson. Ses imitations font mouche, 

 

Milieu des années 1990, il s’impose au box-office comme tête d’affiche avec son rôle d’Ace Ventura, détective privé fantasque spécialisé dans la disparition d’animaux de compagnie dans le film éponyme de Tom Shadyac ou encore en tant que Lloyd Christmas, l’un des frères pas très futés Dumb et Dumber dans la comédie loufoque du même nom des frères Farrelly. 

 

Mais c’est en 1994 que sa carrière s’envole réellement avec The Mask de Chuck Russell. Il incarne un salarié terne le jour et zazou cartoonesque et haut en couleur la nuit, un rôle double qui lui vaut d’être durablement assimilé aux personnages excessifs et aux transformations physiques.

 

L’année suivante, il ose encore la transformation en incarnant le vilain Enigma au point d’interrogation dans le Batman Forever de Joel Schumacher. Sans compter sa performance d’avocat mythomane contraint par son fils à se cantonner à la vérité, dans Menteur, Menteur de Tom Shadyac (1997). 

 

L’autre tournant survient en 1998 avec The Truman Show de Peter Weir, où Jim Carrey incarne un homme ordinaire et candide, Truman Burbank, star malgré lui dans la première téléréalité de l’histoire. Il surprend le public et la critique une nouvelle fois avec Man on The Moon de Milos Forman en 1999, un biopic sur le célèbre humoriste américain Andy Kaufman. 

 

Un registre dramatique et sensible qu’il retrouve en 2004 avec Eternal Sunshine of The Spotless Mind de Michel Gondry (2004), où un créateur de cartes de vœux au cœur brisé – suite à son idylle avec Kate Winslet – cherche à se faire lobotomiser, avant de faire volte-face. 

 

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Photo à la Une : Académie des Césars

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