Maria Callas a désormais son musée à Athènes

Pour le 100ème anniversaire de Maria Callas, Athènes dédie un musée à la soprano qui a contribué à faire rayonner la ville. L’occasion de revenir sur une carrière mythique ayant marqué à jamais le monde de l’Opéra.

 

Ouvert depuis le 26 octobre au cœur d’Athènes, le musée Maria Callas est le tout premier espace uniquement dédié à la soprano. Le lieu culturel met en avant les débuts de l’artiste, ses années en Grèce, sa vie professionnelle, ses grands rôles, sa vie personnelle et, bien sûr, l’héritage qu’elle a laissé après sa disparition dans le monde de l’opéra.

« Les habitants et les visiteurs de la ville auront l’occasion de la connaître, de la sentir et de l’écouter dans un espace moderne et accessible au cœur d’Athènes » a déclaré Konstantinos Dedes, le Président de Technopolis de la municipalité d’Athènes.

Environ 1000 pièces d’archives, entre des textes, des objets, des vidéos et des extraits audios, font partie de l’exposition.

 

Du conservatoire en Grèce à la gloire internationale

 

Sophie Cecilia Kalogeropoulos, dont le nom de scène deviendra Maria Callas, est née en 1923 à New York de parents grecs. Malgré une situation familiale complexe et tendue, la petite fille baigne dans un environnement melomane. La radio diffuse des opéras du MET et les dernières nouveautés de l’époque, tandis que le piano fait résonner des mélodies dans la maison. Avec sa sœur Jackie, Maria commence à chanter très jeune, chez elle et à l’école.

 

©Maria Callas Museum / Vangelis Patsialos

 

A l’adolescence, Maria Callas déménage et intègre le Conservatoire National Grec. Lors de ses cours de chant, son professeur se rend compte que sa tessiture n’est pas celle d’un contralto comme ses proches le croyaient mais plutôt celle d’une soprano. Après une première représentation devant un public, elle se fait une place dans l’emblématique Conservatoire d’Athènes.

C’est dans ce dernier que l’artiste en herbe s’essaye au répertoire bel canto, qui met en valeur sa voix. En 1941, elle fait ses débuts professionnels à l’Opéra National Grec d’Athènes. Son premier rôle est celui de Béatrice dans Boccaccio de Franz von Suppé. Un an plus tard, elle obtient le rôle de Marta dans Tiefland d’Eugan d’Albert, puis de multiples rôles iconiques.

A la fin des années 40, Maria Callas fuit les tourments liés à la fin de la guerre et tente sa chance aux Etats-Unis. Mais elle refuse plusieurs rôles car on lui demande de chanter en anglais dans un opéra italien. En 1947, elle chante La Gioconda de Ponchielli. Une consécration pour la diva qui se produit alors sur les grandes scènes italiennes et à l’international.

 

©Maria Callas Museum / Vangelis Patsialos

 

Tristan et Isolde de Wagner, Elvira dans Les Puritains de Bellini, Anna Bolena de Donizetti, Les Vêpres Siciliennes… La cantatrice enchaine les succès et éblouit par son timbre de voix aussi intense que sensible et dramatique. Parmi ses plus grands rôles, on trouve La Norma de Vincenzo Bellini, La Traviata de Giuseppe Verdi, Carmen de Georges Bizet, Medée de Luigi Cherubini, Roméo et Juliette de Charles Gounod ou encore La Tosca de Giacomo Puccini.

En 1969, elle interprète Médée dans le film de Pasolini : son premier et unique long-métrage. Maria Callas livre son dernier concert en 1974 au Japon, avant de s’éteindre à Paris en 1977.

Son influence toujours bien présente aujourd’hui n’est pas près de s’estomper. Maria Callas a ainsi été mise en lumière cet été lors du défilé haute couture de Stéphane Rolland (filmé par Claude Lelouch pour un projet cinématographique). Et la cantatrice sera au cœur d’un biopic l’année prochaine. Réalisé par Pablo Larraín, le film aura pour tête d’affiche l’actrice Angelina Jolie. De quoi préserver et prolonger la mémoire d’une femme qui aura marqué l’opéra à tout jamais.

 

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Photo à la Une :  ©Maria Callas Museum / Vangelis Patsialos

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